#Bookeencafé fantasy : Découvrez Romain Delplancq

Le mercredi 16 novembre, Bookeenstore vous invite à un Bookeen café exceptionnel sur le thème de la littérature fantasy et fantastique ! Au programme : participez à un tête à tête avec des auteurs de fantasy, échangez avec des lecteurs passionnés, venez tester nos liseuses et répondez à un quiz pour tenter de gagner un Cybook Muse FrontLight !

delplancq200x200Découvrez dès à présent Romain Delplancq pour sa série Le sang des Princes aux éditions de l’Homme sans nom.

Interview de Romain Delplancq

Bonjour Romain,

Peux-tu nous parler de ta série Le Sang des Princes ?

le sang des princes tome 1Avec plaisir ! Le Sang des Princes se déroule dans un monde imaginaire, en train de connaître la fin de son Moyen-Âge. Le roman propose de suivre deux grandes familles. D’un côté, nous avons les Spadelpietra, grande famille aristocratique se targuant de moderniser le pays. De l’autre, les Dael, un clan de saltimbanques itinérants à la fois amuseurs, artistes et inventeurs. Et entre ces deux factions sur le point d’entrer en lutte, un peintre nommé Mical essaie de comprendre ce qui le relie à toute ces histoires. On suit ensuite les aventures de tous ces personnages sur plusieurs années, alors qu’ils essaient de comprendre sur quels vieux secrets inavouables est fondé cet antagonisme, et comment de cette lutte dépend toute la future évolution de leur monde.

Qu’affectionnes-tu particulièrement dans l’écriture de romans de fantasy ?

Si on définit par fantasy ce que l’industrie littéraire étiquette comme fantasy, il s’agit d’un champ démesurément large – on y trouve du conte, de l’épopée, des nouvelles, de l’historique, de l’enfantin léger comme du glauque désespérant… Au premier abord, cela impliquerait qu’écrire de la fantasy en soi-même ne veut rien dire – ça ne présume rien des thèmes abordés, ni du ton, ni du style. Il y a quand même un élément de l’écriture de fantasy qui lui est spécifique, c’est la création du monde. Quels que soient les thèmes, le ton et le style, nous avons la capacité de les servir en modelant géographiquement et historiquement un monde dédié. Dans la plupart des livres de fantasy, l’univers imaginaire communique autant la pensée de l’auteur que les dialogues, les pensées et les actes des personnages. On ne fait pas que créer un monde, on crée un monde à fonction narrative, un vrai monde “de livre”. Ce que je trouve doublement jouissif.

le sang des princes tome 2Quels sont pour toi les ingrédients indispensables d’un bon roman de fantasy ?

Si je le savais… Les bons ingrédients d’un livre peuvent être le poison d’un autre, et malheureusement, il n’y a aucune règle. Pas davantage pour les romans de fantasy que pour les autres. J’ai aimé J.K. Rowling, et j’ai aimé Justine Niogret, et je serais bien en peine de vous trouver les ingrédients communs.

Quels sont les livres et auteurs qui t’inspirent en tant qu’écrivain et te passionnent en tant que lecteur ?

Ce ne sont pas forcément les mêmes ! J’ai été passionné par Tolkien, mais je n’ai jamais rêvé d’écrire un Silmarillon au sens où je ne m’en sens ni le désir ni le talent particulier. Même chose pour Le Nom du Vent, ou Hypérion, ou le Trône de fer. Par contre, un livre comme Ayesha (de Ange) fait partie de ceux que j’ai refermé en me disant “mince, j’aimerais bien en faire un pareil !”. Mais après, si je veux être absolument honnête, quand j’ai écrit le Sang des Princes, les livres qui m’inspiraient plus directement n’étaient pas des romans. J’avais plus de philosophie en tête, en particulier Spinoza et Marx, puis Hegel et quelques autres. Et par ailleurs, la peinture et la musique.

Cyrano de Bergerac RostandQuel est ton livre préféré ? Peux-tu nous le présenter et nous dire pourquoi il est aussi spécial à tes yeux ?

Choisir un livre préféré, c’est compliqué… Mais si ça veut dire parler de celui qui n’a jamais quitté ma table de nuit en vingt ans, alors ce serait une pièce de théâtre. Cyrano de Bergerac de Rostand. J’ai dû le lire pour la première fois à douze ans. C’était la première fois où j’aimais la poésie, où je m’attachais vraiment à chaque personnage, où j’interrogeais leurs motivations… Et surtout, c’est une réflexion de la poésie sur elle-même. En lisant Cyrano, il faut se demander à chaque réplique “où est le superficiel ? Où est l’authentique ?” Et immédiatement, la tête se met à tourner. C’est une pièce qui parle à chaque instant de la beauté de la langue et de l’esprit comme d’une beauté divine, alors même que ce qu’elle montre du destin des personnages suggère l’inverse. Chacun aura manifesté de grandes qualités humaines à la fin du dernier acte, et pourtant, tous finissent détruits parce que leur dévotion à cette beauté leur a fait négliger ces qualités. Pour moi, c’est une très belle œuvre à garder près de soi quand on se pique d’écrire. Elle me rappelle que quoi qu’on produise, grande beauté ou grande laideur, nul ou magnifique, cela reste du domaine de l’humain.

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Cette interview vous a donné l’envie d’en savoir plus sur Romain Delplancq ? Venez échanger avec lui au Bookeen Café !

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